Table ronde sur le Mystère des Vampires avec Ludovic Richer

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Les vampires sont des revenants, des âmes tourmentées qui ne trouvent pas le repos, piégé entre le monde des morts et des vivants. Ces créatures de la nuit se relèvent de leurs tombes pour se nourrir du sang ou de l’énergie des vivants.

Voici la carte d’identité du vampire tel que nombres de films et romans modernes la présentent. Dracula, le texte majeur qui lui donnera ses marques de noblesse fut écrit en 1897 par Bram Stoker, précéder par quelques autres autres : « Carmilla » de Sheridan le Fanu ou encore « Le Vampire » de John William Polidori.

Mais qu’en est-il des croyances plus anciennes ?

La croyance de créatures aux aspects vampiriques existe depuis l’aube des temps, ainsi nous retrouvons des divinités anciennes qui font office de premier vampire, tell les « Lamia » de la mythologie grecque, la déesse « Lamashtu » des mésopotamiens, qui deviendra « Lilith » sous la plume des Hébreux, ou encore le démon « Camazotz » chez les Mayas.

Les traditions populaires et les récits qui nous sont parvenus offrent une illustration des peurs véhiculée par le monde des morts. Bien que le christianisme et l’islam aient fermement condamné l’hypothèse du retour des morts, les territoires ruraux accordaient une grande importance aux rites funéraires et aux méthodes de protections visant à se protéger de ces mauvais morts, voire à les détruire par le feu et la décapitation.
Le pieu dans le cœur ayant pour principale fonction d’empêcher le mort de sortir de sa tombe en le clouant à l’intérieur, mais n’avais pas pour fonction de le détruire, seul le feu le pouvait.

Les vampires seront connus sous différents noms : « Strigoi » de Roumanie, « Varkolak » en Russie, « Vrykolakas » dans les Balkans, ou encore « Oupir » qui deviendra Vampire par la suite. Les croyances ne sont pas réservées à l’Europe, nous trouvons des créatures équivalentes comme le « Jiang shi » en Chine, « Aswang » dans les philippines et bien d’autres…

Vampire moderne et vampire anciens ?

Si de nos jours, le vampire est devenu une créature de fantasme aux aspects aristocratique, illustrant le désir d’immortalité et vecteur de sensualité, il n’en est rien des anciens vampires médiévaux. Ces derniers furent avant tous des damnées, des corps en décrépitude, leurs âmes ne trouvent pas le repos suite à une malédiction qui fera d’eux des revenants.

Ainsi les suicidées, les sorciers, les personnes de mauvaise vie, les excommuniés et bien d’autres pouvaient devenir vampire après la mort. Ils n’avaient pas l’élégance de Dracula et aucune volonté propre, plus proche de l’animal, il se relevait mécaniquement de leurs tombes sous différentes formes.

Pas de pouvoir de métamorphoses en brume ou en chauve-souris chez les anciens vampires, juste un désir effréné de se nourrir des vivants par le sang et la sexualité.

Alors d’où viennent Dracula et ses avatars modernes ?

Bien loin de l’image du corps en décomposition des revenants des croyances médiévales, le vampire de Bram Stoker lui a emprunté certains attributs, mais bien plus, c’est dans les panthéons antiques que nous allons retrouver les véritables inspirations du vampire moderne.

Telles les divinités chthoniennes des anciens temps, qui exigeaient des sacrifices de sang, qui avait l’immortalité et des pouvoirs sans commune mesure, les vampires modernes ne sont-ils pas simplement la représentation des dieux sanguinaire ayant, à défaut d’être des vampires, des activités vampiriques….

Anne Rice avec ses chroniques des vampires (Entretiens avec un vampire, Lestat le vampire, etc…) offre une belle illustration de cette paternité mythologique qui a fusionné avec le mythe des revenants issu des peurs populaires…

Retrouvez en podcast / replay Éliarose, Mickaël le Lotus, Mandala Chakras et leur invité Ludovic Richer de la chaine Arcana TV, réunis autour de la table ronde de Witches Radio pour une émission spéciale « débat et libre antenne » sur le thème : « Les Vampires »