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La légende de Jack O’lantern

La légende de Jack O’lantern

Jack O'lantern

Un soir dans une taverne, Jack, un maréchal-ferrant irlandais, ivrogne et avare, bouscula le diable.Ce dernier, comme à son habitude tente de convaincre Jack de lui laisser son âme en échange de faveurs diaboliques…Sur le point de succomber, Jack demande alors au Diable de lui offrir un dernier verre avant qu’il n’accepte le pacte. Le Diable se transforme alors en pièce de six pence afin de payer le tavernier.Prestement, Jack empoigne la pièce et la glisse dans sa bourse. Or, celle-ci contient une croix d’argent, le Diable ne pouvant plus se retransformer, est prisonnier sous la forme de cette petite pièce !Jack obtient alors du Malin qu’il ne vienne pas réclamer son âme avant que ne se soient écoulées dix année et le Diable accepte…Dix ans plus tard, Jack rencontre le Diable sur une route de campagne : ce dernier réclame son dût.Jack réfléchissant à toute allure dit alors :  » Je vais venir, mais d’abord pourrais-tu cueillir une pomme de cet arbre pour moi ? « . Le Diable grimpe sur les épaules de Jack et s’accroche aux branches du pommier. Jack sort alors son couteau et sculpte une croix sur le tronc de l’arbre…Coincé de nouveau ! Le rusé maréchal-ferrant obtient alors du Diable la promesse qu’il ne prenne jamais son âme…Sans autre solution, le Diable accepte et Jack efface la croix du tronc.Quelques années plus tard, Jack meurt. Il se voit refuser l’entrée du paradis à cause de sa vie d’ivrognerie.En désespoir de cause, il se rend chez le Diable. Aux portes de l’enfer, celui-ci lui rappelle qu’il ne peut pas prendre son âme… « Mais où vais-je aller ? demande Jack.  » Retourne d’où tu viens  » lui répond le Diable !Il faisait nuit, froid et un grand vent soufflait. Jack demanda alors au Diable s’il n’avait pas de quoi l’éclairer sur la route. Dans un geste de bonté, le Diable lui donna une braise. Jack la mis dans un navet qu’il mangeait pour la protéger du vent glacé. Depuis lors Jack est condamné à errer comme une âme en peine au milieu des ténèbres…

Le Baron Samedi – Histoire Vaudou

Le Baron Samedi – Histoire Vaudou

DanVaudou : le Baron Samedi s la tradition occulte d’Haïti, Baron Samedi est représenté comme un homme grand, tout de noir vêtu, au visage impénétrable et au
x yeux de braise, qui apparaît souvent dans les cimetières, vêtu d’une élégante redingote noire et d’un chapeau haut de forme. Baron Samedi n’est pas un Loa (Dieu) à proprement parler, mais c’est une entité spirituelle de grand pouvoir. Baron Samedi est « l’esprit gardien des cimetières, l’entité qui veille sur le repos de morts ». Lorsque les gens veulent entrer nuitamment dans un cimetière pour une raison ou pour une autre, c’est à Baron Samedi qu’ils ont à faire. Baron Samedi est le gardien du repos des défunts et il accomplit scrupuleusement sa tâche. Malheur aux profanateurs sacrilèges qui oseraient venir saccager des tombes. Baron Samedi leur ferait payer leur audace de leur vie. Cela nous amène à nous poser une question : si les cimetières haïtiens sont si bien gardés par un esprit aussi terr

ible, comment donc les nécromanciens font-ils pour se procurer les os de cadavres, les dents de morts et certaines reliques mortifiées dont ils ont besoin pour confectionner leurs poudre et leurs onguents.

Personne ne peut échapper à la vigilance de Baron Samedi et pénétrer nuitamment dans un cimetière pour ouvrir les tombes sans qu’il le sache ? C’est pourquoi les nécromanciens ont mis au point une sorte de rituel de conciliation pour calmer le terrible gardien. Quand les
nécromanciens veulent travailler la nuit dans un cimetière sans craindre le courroux de Baron Samedi, ils s’acquittent d’une sorte de taxe d’entrée ou droit de passage. La nuit est profonde et ce soir, elle est particulièrement noire. Une épaisse couche de nuages occulte la lumière de la lune et des étoiles. L’obscurité est totale. Malgré l’atmosphère sinistre de cette nuit ténébreuse, un petit groupe d’hommes vêtus de noir se rapproche d’un pas pressé du portail du cimetière qui se trouve à la sortie du village de « Casetifin ». Ils sont trois, ils n’ont pas peur, ce sont des nécromanciens et leur chef s’appelle Boniface Malcoeur, un sorcier ténébreux réputé. Boniface Malc

oeur est le chef, il ne porte pas de bagages mais ses deux aides posent leur gros sac de cuir à côté du portail du cimetière et font trois pas en arrière. Boniface Malcoeur, le chef des nécromanciens, s’avance et ouvre le sac. Il en sort 7 bougies noires qu’il dispose en ligne le long du mur du cimetière, puis il tire du sac une grosse bouteille d’un très bon whisky 12 ans d’âge, et un paquet de gros cigares noirs qu’il dispose sur le sol à côté d’une boîte d’allumettes ouverte ( l’esprit qui va fumer doit trouver tout prêt, de même la bouteille d’alcool fort doit être ouverte). Ayant posé tous ces présents, Boniface Malcoeur allume les 7 bougies noires, il boit une gorgée de whisky et verse un peu d’alcool par terre puis il appelle Baro

n Samedi. »Baron Samedi, Seigneur Gardien des Cimetières, moi, Boniface Malcoeur, je t’offre la lumière et l’énergie des cierges noirs, mange-les, c’est pour toi. Je t’offre aussi de bons cigares et de l’alcool, viens boire et viens fumer, et ne me dérange pas pendant mon travail dans le cimetière, je te promets de tout remettre en place et de ne pas salir ton domaine ». C’est fini, le rituel de passage a été effectué, les trois nécromanciens poussent sans crainte le portail du cimetière, Baron Samedi, occupé à boire et à fumer ne les importunera pas ce soir.

L’Ankou le messager de la Mort

L’Ankou le messager de la Mort

DansL'Ankou le messager de la Mort les croyances bretonnes existe un personnage sinistre qui erre la nuit par les chemins. On l’appelle l’Ankou, et il est l’ouvrier de la mort (oberour ar mar
o) travaillant pour Dieu. L’Ankou est un être réellement terrifiant à voir. C’est un homme très grand et très mince, qui a l’allure d’un paysan, si bien qu’on le prend souvent pour tel quand on le voit de loin, ou de dos. Il est coiffé d’un large chapeau de feutre noir qui ombrage sa figure, et est revêtu d’un grand manteau tout aussi sombre. Les gens qui l’ont vu de près et décrit, disent de lui qu’il n’a pas de nez, que ses orbites sont noires et profondes, et que son squelette n’est recouvert que d’une chair putride et en lambeaux. Et pour qu’il puisse couvrir de son regard toute la région, sa tête vire à 360° sur elle-même.

A la main il tient une faux comme celle des moissonneurs, à cette différence près que la lame de la sienne est retournée vers l’extérieur ; si bien que lorsque l’Ankou fauche, il ne la ramène pas vers lui comme on le fait ordinairement, mais il la lance toujours en avant. Pour l’affuter, il se sert d’un ossement humain. Parfois il arrive que l’Ankou abîme sa faux ; dans ces cas-là il va la faire réparer par un forgeron qui travaille encore le samedi soir et dépasse l’heure fatidique de minuit. L’artisan, qui dans la pénombre de sa forge ne reconnaît pas l’ouvrier de la mort, effectue l’ouvrage qui généralement consiste juste à resserrer une vis. Ce n’est qu’après que l’Ankou lui annonce qui il est vraiment, et que le forgeron vient de réaliser son dernier ouvrage. En effet, le lendemain il est pris d’une fièvre étrange, et a juste le temps de se faire donner l’extrême-onction avant d’expirer.

L’autre outil indispensable à l’Ankou pour sa besogne est sa charette (karrig an Ankou), qui a une double utilité : elle lui sert bien entendu à se déplacer d’une demeure à une autre, mais c’est aussi dans sa charrette que sont empilées les âmes des morts (anaon) qu’il est venu chercher. Elle est par ailleurs attelée à deux chevaux : celui du devant est très maigre, et le second très gras. Si par hasard on se trouve sur la route de l’Ankou, on en est averti par l’horrible grincement des roues, et il importe alors de s’écarter le plus vite possible du chemin !

L’Ankou ne travaille généralement pas seul, quoi que cela dépende des versions rapportées dans les légendes. On considère qu’il est accompagné par deux accolytes, et que chacun a son rôle défini. Le premier est chargé de guider les chevaux par les chemins, et de réparer le char de l’Ankou si un essieu venait à se casser par exemple. Quant au second, c’est lui qui ouvre les portes des demeures où ils se rendent et qui entasse dans la charette les âmes des personnes que l’ouvrier de la mort à fauché. Parfois, certaines personnes voyant la Mort arriver tentent de la corrompre afin de retarder l’échéance. Mais l’Ankou ne connaît pas l’intérêt et est totalement dépourvu d’émotions, il n’est donc pas dans ses habitudes de faire des concessions. Au mieux, si l’individu a été bon de son vivant, il viendra le prévenir une semaine à l’avance de son passage, afin qu’il puisse « mettre ses affaires en ordre », c’est-à-dire se faire donner l’extrême-onction.

Il existe cependant quelques rares personnes qui sont parvenues à rouler la Mort. Par exemple, un vieil homme qui avait été extrêmement bon de son vivant, avait réussi à obtenir de l’Ankou (chose incroyable) une ultime faveur, pourvu que celle-cL'Ankou le messager de la Mort i ne demandât pas plus de 5 minutes. Le vieillard exigea donc que l’Ankou grimpa dans le pommier pour qu’il lui cueillît un fruit, car ils venaient
juste de mûrir et il n’avait pas encore eu l’occasion d’y goûter cette année. L’Ankou s’exécuta aussitôt, mais l’arbre était ensorcelé, et nul ne pouvait en redescendre sans la permission du vieil homme. Si bien qu’il ne put redescendre qu’après avoir promis qu’il épargnerait le village pendant 7 ans, après avoir fauché le vieil homme. Et l’Ankou respecta sa promesse, car il faut aussi préciser queL'Ankou le messager de la Mort l’ouvrier de la mort n’a qu’une parole.

Donc si un jour vous avez l’occasion de visiter la Basse Bretagne, prenez garde à l’Ankou !

Le secret des runes viking

Le secret des runes viking

Le secret des runes vikingLes runes, forme primitive d’alphabet, étaient gravées dans le bois, la pierre ou les métaux. Les Vikings pensaient que
l’alphabet runique recélait des pouvoirs magiques. Les origines des runes demeurent un mystère. Cependant, nous savons que d’autres peuples germaniques les utilisaient, bien avant l’ère viking. Les runes se composent de droites qui sont plus faciles à graver que les courbes. On n’utilisait pas les runes pour écrire de longs documents. Malgré tout, la plus longue inscription connue comporte 700 symboles. Les historiens actuels donnent à l’alphabet runique le nom de futhark.

Utilisation des runes:

Rune provient de l’ancien scandinave « rûnar » qui signifie « écriture secrète ». Les runes ont été utilisées par les peuples germaniques du nord de l’Europe (Grande-Bretagne, Scandinavie, Suède, Islande) entre le IIIe s. et le XVIIe s. Ces lignes simples étaient faciles à graver. Même sans papier, ni plume, il était possible de tailler une phrase runique dans le bois. La plupart des 4000 inscriptions qui nous sont parvenues sont cependant marquées dans la pierre, l’os ou le métal. Il s’agit souvent de pierres tombales, portant le nom du défunt. D’autres inscriptions runiques servaient de bornes ou indiquaient le nom du propriétaire d’un coffre ou d’une arme. ARok, dans une province suédoise, on a découvert une pierre dressée par un père à la mémoire de son fils défunt. Elle comporte plus de 700 symboles ce qui en fait la plus longue inscription connue. Les runes servaient également à tenir les comptes dans le commerce. Avec l’avènement du christianisme, de nombreux artefacts ont été détruits. Il ne nous sera peut-être donc jamais possible de connaître la véritable origine des runes.

Le secret des runes viking

L’origine des runes:

Officiellement, les runes ne sont apparues qu’en l’an 1. Cependant, il est certain que cette écriture est beaucoup plus ancienne. En effet, l’écriture dite d’Hallristinger, l’ancêtre du futhark, date de la fin de la préhistoire. Plusieurs théories ont été émises sur l’origine de cette écriture mais, à ce jour, elle reste un mystère. Elle pourrait être constituée d’un mélange d’alphabets.

Le secret des runes viking
Le secret des runes vikingLe secret des runes viking

Le futhark:

C’est le nom attribué à l’alphabet runique d’après les sons attribués à ses six premiers caractères :f,u,th,a,r,k. Il existait plusieurs versions différentes de cet alphabet. L’alphabet original des runes nordiques comporte 24 lettres qui représentent les 24 constellations visibles des anciens Scandinaves. Celle des Scandinaves est la plus courte avec 16 caractères. Comme pour les hiéroglyphes égyptiens, chaque signe représentait un son et symbolisait en même temps un objet ou une notion abstraite. Par exemple, la première rune de l’alphabet correspondait à la Le secret des runes vikinglettre « f » mais aussi au mot « bétail » ou « richesse ». Le nombre limité de runes posait des problèmes car certains sons n’étaient pas représentés ou étaient dédoublés. Par exemple, il n’existait pas de rune propre à « d », « g » ou « p ». On utilisait « t », »k » ou »b ». Certaines inscriptions sont donc difficiles à traduire à cause de ces ambiguïtés. Tiwaz (lettre t ) pouvait signifier la flèche, la fidélité ou se référer au dieu de la Guerre Ziu. Kaunan (lettre k) pouvait signifier la torche ou le bateau. Il y a donc une marge d’erreur dans les traductions qui ont été effectuées.

Les pouvoirs magiques des runes:

Les Vikings prêtaient aux runes des pouvoirs magiques. On jetait des sorts en les gravant et on les portait sur des amulettes pour se protéger. Ils expliquaient l’origine des runes par les mythes. D’après la légende, ce fut Odin lui-même qui apprit le premier l’écriture, au terme d’une épouvantable épreuve. Cette épreuve peut-être d’ailleurs assimilée à la crucifixion du Christ. Pour découvrir le secret des runes, Odin se pendit à Yggdrasil, le grand arbre qui reliait les trois mondes de l’univers viking, et se perça le flanc de son épieu.

Ce mythe n’est indiqué que dans une seule source, un poème intitulé Hávámal « Les Paroles du Très Haut », mentionné par l’Edda Poétique : Je me souviens d’avoir passé/Neuf nuits entières/Pendu à l’arbre battu par les vents/ Percé par l’épieu/Livré à Odin/Livré à moi-même/ Sur cet arbre/Dont personne/Ne connaît les racines/ Sans recevoir de pain/Ni boire à la corne/Je scrutais les profondeurs/ Je saisis les runes/En hurlant je les saisis/Puis je retombais. Ce texte assez énigmatique semblerait indiquer que les runes provenaient du royaume de Hel, Reine de la Mort dans le Niflheim.

Le secret des runes viking

Par les runes, Odin obtint le don de sagesse occulte. Le chiffre 9 avait des vertus particulières. Odin se suspendit 9 nuits pour apprendre 9 sortilèges. Ce chiffre apparaît dans tous les mythes nordiques sans que nous sachions pourquoi. Une grande fête de 9 jours se tenait tous les 9 ans à Uppsala en Suède, au cours desquels on sacrifiait 9 individus de chaque race d’êtres vivants, y compris un être humain. Bien que nous ayons peu de témoignages, les runes jouaient un rôle important dans les divinations et les sacrifices rituels, pour lesquels elles devaient être rougies de sang. Des runes ont été retrouvées sur des amulettes. Certaines portent des messages pour accroître leur pouvoir magique. Un cercle de pierre de Björketorp en Suède présente une inscription qui parle de « runes de pouvoir » et invoque une malédiction sur quiconque détruirait les mégalithes. Dans les mythes islandais, les runes favorisent l’accouchement, apportent santé ou maladie, donnent la victoire aux guerriers, provoquent des tempêtes ou les calment. Il y a une concordance entre la sorcellerie telle qu’elle était pratiquée au Moyen Age et certaines légendes germaniques. On pouvait par exemple jeter un sort maléfique ou bénéfique en gravant des runes sur un os, un morceau de bois ou de métal. A Arhus, au Danemark, on a découvert une pierre runique ornée d’un masque cornu à l’aspect plutôt démoniaque. L’inscription indique qu’elle a été érigée par un forgeron en l’honneur d’un certain Troels, qui lui a donné « l’or et le salut ».