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Lychantropie – Légende du loup-garou

Lychantropie – Légende du loup-garou

Lychantropie : Légende du loup-garou Un loup-garou, ou lycanthrope, est « un homme ou une femme métamorphosé en loup par suite de sortilèges ou d’enchantements.D’après le démonographes, ce ne serait qu’à l’aide du démon (du diable) que pareille transformation pourrait être
accomplie. Les théologiens déclarèrent que non seulement on devrait croire à leur existence, mais encore qu’il y aurait hérésie à ne pas y croire. »Plus généralement, le loup-garou désigne, dans les mythologies, les legendes et le folklore, un être humain ayant la faculté de se métamorphoser, partiellement ou totalement, en loup, ou en une créature anthropomorphe proche du loup. Ce serait la conséquence d’un choix, d’un sort jeté ou d’une fatalité, qui n’interviendrait qu’en certaines circonstances précises, notamment la nuit et au moment de la pleine lune ou de la nouvelle lune (lune noire).

La Grèce est le berceau des lycanthropes, comme elle fut celui des broucolaques, cette variété fort dangereuse de vampires. Cela n’a d’ailleurs rien qui puisse nous étonner. Dans ses Métamorphoses, Ovide nous a habitués à voir dieux et hommes changer de formes et d’aspect, au gré de leurs fantaisies ou de sorts sur eux jetés. Les Dieux de l’Olympe étaient d’ailleurs des divinités ambiguës, avançant souvent masquées. À tout seigneur tout honneur, Zeus était expert en ces transformations animales. Et, dans le bestiaire mis à disposition du dieu des dieux, le loup figurait justement en bonne place, et le Zeus lykaios – Zeus loup – était l’objet d’un culte particulier qui joua un grand rôle dans la naissance des loups-garous.

Mais d’autres dieux avaient coutume de se métamorphoser en loups, notamment Léto, la mère d’Artémis et d’Apollon, pour se protéger de la colère d’Héra. Sa fille perpétua la tradition. La louve Mormolykê était quant à elle une sorte de croquemitaine dévorant les enfants désobéissants.

Au Vè siècle av. J.-C., Hérodote rapporte diverses traditions mentionnant l’existence de magiciens habitant les rivages de la mer Noire, qui avaient le pouvoir de se transformer à volonté en loups avant de reprendre leur apparence normale. Il dit à ce sujet: « Il paraît que les Neures (peuple sarmate qui prétendait pouvoir se changer en loup, puis reprendre la forme humaine) sont des enchanteurs. S’il faut en croire les Scythes et les Grecs établis en Scythie, chaque Neure se change une fois par année en loup pour quelques jours et reprend ensuite sa première forme. »

L’Antiquité grecque fait surtout mention d’un personnage qui apparaît comme le premier des loups-garous clairement identifié, le fameux Lycaon, dont le nom a donné celui de lycanthrope. Lycaon, fils de Phronée et père de cinquante fils, était roi d’Arcadie, province située à l’ouest du Péloponnèse, à laquelle il donna le nom de Lycaonie.

Cette région était alors hantée par les loups, comme l’atteste bien l’étymologie du nom. Sur les hauteurs montagneuses, il avait fondé la ville de Lycosure, dans laquelle il avait fait élever un temple en l’honneur de Zeus, auquel il sacrifiait de nombreuses vies humaines. Ce lieu, en effet, avait vu naître le roi des dieux, que les magiciens considéraient comme une sorte de meneur de loups. Ce Mons Lycaeus, ou « mont du loup », est devenu par la suite le « mont Lycée ». Lycaon s’adonnait également à l’anthropophagie, dégustant volontiers la chair des étrangers qui venaient à passer sur ses terres.

Attiré par les faveurs que lui prodiguait le roi, Zeus descendit de son Empyrée pour rendre visite à Lycaon, qui l’invita à souper en lui faisant servir, sans le lui dire, de la chair humaine. S’agissait-il d’un esclave, ou du plus jeune de ses cinquante enfants? Le avis divergent sur la question, mais tous s’accorde à dire que le dieu fut fort indigné de cette nourriture indigne de lui.

Ivre de rage, il fit tomber du ciel un feu vengeur qui ravagea le palais, tandis qu’il changeait Lycaon en loup. Dans Les Métamorphoses, Ovide en fait le récit suivant: « Ses vêtements se changèrent en poils, ses bras en jambes, devenu un loup il conserve encore des vestiges de son ancienne forme. Il a toujours le même poil gris, le même air farouche, les mêmes yeux ardents; il est toujours à l’image de la férocité. » C’est ainsi que le roi d’Arcadie fut le premier des Lycanthropes.

Sous sa forme de loup, Lycaon continua à vivre dans la province maléficiée. Le sort jeté par Zeus le condamnait à tuer et à égorger, sans jamais pouvoir assouvir sa faim, tout en étant incapable d’oublier son ancienne condition d’homme. Telle est en effet la terrible condition du loup-garou: il devient loup sans cesser d’être homme, et ne se reconnaît dans aucun de ces états. Mi-loup, mi-homme, il éprouve, autant sinon plus que ses victimes, la douleur d’un prédateur impénitent. Il est un monstre, mais n’accepte pas sa monstruosité, contrairement au vampire qui s’en enorgueillit. Il est tout autant victime que bourreau, et les hurlements qu’il pousse sous sa forme animale éveillent chez ceux qui les entendent, à la fois effroi et compassion pour cet être disgracié.

À côté de cette vision tragique du destin de Lycaon, il est toutefois permis de brosser une autre interprétation selon laquelle le lycanthrope, loin d’être un pauvre monstre rejeté de tous, est au contraire un élu, un sorcier, un chaman initié par de noirs rituels.

En effet, on dit que Lycaon organisait tous les quatre ans des jeux nommés « Lykaia », à l’occasion desquels se tenaient des banquets cannibales. Les participants partageait la chair humaine qui leur était offerte, puis se transformaient en loups pour une durée de neuf ans. Ils revenaient ensuite à leur état naturel, à condition qu’ils se soient abstenus d’en consommer entre-temps.

Pline l’Ancien (23-79) raconte à ce propos que Demaenetus de Parrhasie fut « métamorphosé en loup après avoir goûté des entrailles d’un enfant immolé dans le sacrifice de victimes humaines que les Arcadiens faisaient encore dans ce temps à Jupiter lycée ». Comme il avait scrupuleusement respecté le tabou concernant l’interdiction de la chair humaine, Demaenetus reprit figure humaine au bout de neuf années, et participa aux jeux Olympiques, où ses facultés physiques acquises sous sa forme animale lui permirent d’exceller. Un autre hôte de Lycaon – mais peut-être s’agit-il du même –, nommé Damarchus, natif lui aussi de Parrhasie en Arcadie, et qui vécut autour de 40 av. J.-C., fut vainqueur à la boxe, après redevenu humain.

Ces différents récits, concordants dans les moindres détails, exposent les différentes phases de la métamorphose lycanthropique de telle façon que l’on a le sentiment d’assister, non à une malédiction ou une punition, mais à un véritable rituel d’initiation de nature chamanique. Tout d’abord, les futurs lycanthropes ne sont pas des individus isolés; ils appartiennent à une sorte de confrérie et se réunissent autour de banquets au cours desquels ils consomment de la chair humaine. Ils ne sont contraints par personne à ces repas cannibales, et y participent librement. Ils se transforment alors en loups, à moins que cette métamorphose n’intervienne après le franchissement symbolique d’une étendue d’eau, généralement un lac. Ils doivent alors survivre, sous la forme de loups, durant neuf années complètes. Mais le défi qu’ils doivent relever est de s’abstenir de consommer de cette chair humaine à laquelle ils ont sans doute pris goût lors du banquet. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils peuvent, après avoir quitté leur défroque animale et franchi dans l’autre sens l’eau des transformations, revenir à leur condition première. Ils sont alors d’une nature plus élevée que celle des hommes ordinaires qu’ils étaient avant leur initiation. Du fauve qu’ils ont été durant neuf années, ils ont conservé la force physique, la souplesse, l’instinct. Mais ces qualités animales sont maîtrisées par la volonté humaine et la capacité d’ascèse, qui les ont empêchés de briser une seconde fois le tabou de l’ingestion de chair humaine. Ils deviennent alors des héros, des athlètes capables de remporter les différentes épreuves des jeux Olympiques.

Lychantropie : Légende du loup-garou Lychantropie : Légende du loup-garou

Dans les mythologies scandinaves, le loup-garou est désigné sous le terme vargulfr. Dans la Saga d’Egill, fils de Grimr le Chauve, le grand-père ulfr est surnommé est surnommé Kveld-ulfr, « le loup du soir », car il devient farouche à la tombée du soir.

Odin, le dieu suprême d’Asgard, apparaît toujours flanqué de deux loups gris, Geri, le « Glouton », et Freki, le « Vorace », incarnations de la puissance du dieu.

Dans la Saga des Wälsung, les héros Siegmund et son fils Sinfjötli, descendants de Wälse, ou Voelse, se métamorphosent en loups après avoir endossé la défroque de fauves qu’ils ont trouvé dans une grotte. Ils courent, se comportent comme des loups et se battent avec des êtres humains, répondant ainsi très exactement aux caractéristiques que l’on prête habituellement aux loups-garous.

Les Romains croyaient que ceux qui déclenchaient le courroux de la lune se métamorphosaient en loup.

Selon d’autres légendes, les nuits de nouvelle ou de pleine lune favorisent le phénomène de lycanthropie. Au XVè siècle, un concile de théologiens entérina cette croyance, également attestés par Marie de France qui, au début de son célèbre Lai du Bisclavret, racontant l’histoire d’un homme condamné à se changer en loup à certaines périodes, prend la peine de préciser que, dans les temps anciens, certains hommes avaient connu pareilles mésaventures.

Entre 1210 et 1214, l’auteur anglais Gervais de Tilbury écrit, dans ses Récréations d’Empereur: « Je sais seulement que chez nous il arrive journellement, dans le cours des destinées humaines, que certains, aux changements de lune, se transforment en loups. Nous savons en effet qu’en Auvergne, dans l’évêché de Clermont, le noble sire Pont de Capitoul avait dépouillé de ses biens Raimbaud de Pinet, un soldat très exercé au maniement des armes. Celui-ci, devenu errant et fugitif sur la terre , parcourait seul, comme une bête sauvage, les endroits écartés et boisés.

« Une nuit, troublé par une trop forte frayeur qui le fit délirer, et changer en loup, il fit subir à sa contrée de tels dommages que, de son fait, bon nombre de paysans abandonnèrent leurs demeures. Sous sa forme de loup, il dévorait les petits enfants, mais il déchirait aussi des adultes de ses morsures de bête. À la fin, un bûcheron l’atteignit grièvement d’un coup de hache qui lui enleva une patte; alors il reprit sa forme humaine. Puis il déclara en public que la perte de son pied lui faisait plaisir, en ce que, par cette amputation, il était délivré de sa détresse et de sa méchanceté, ainsi que de sa damnation.

« Ceux qui ont l’expérience de ces choses affirme en effet que l’ablation de membre délivre ces hommes-là de ces sortes de malheurs. » On dit aussi que la lune rousse favorise les crises de lycanthropie. Il faut également éviter d’exposer son visage aux rayons de la lune durant les nuits d’été du mercredi et du vendredi. Enfin, naître une nuit de pleine lune prédispose également à la lycanthropie.

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Les différentes légendes:

Babau

Le babau est un loup-garou qui sévit en Bourbonnais. En Wallonie, il est un croquemitaine à cheveux rouges. Les babaus prennent parfois l’apparence de poux qui tressent la chevelure des enfants pour en faire une corde et les entraîner vers la rivière où ils se noient.

Baragoha

La baragoha du Languedoc est une bête noire à la voix terrifiante qui saute la nuit sur le dos des promeneurs égarés dont elle se sert comme montures en leur plantant ses griffes dans le dos.

Barguest

La barguest est un garou vivant dans le nord de l’Angleterre et de la Cornouailles, qui prend l’apparence d’un grand chien noir pour hanter les campagnes du Lancashire, où on la surnomme padfoot (« pas feutré »), shriker (à cause de ses cris, nommés schrieks) ou trash (à cause de ses pas invisibles pataugeant dans l’eau). Ses yeux sont aussi grands que des soucoupes et ses pattes ne laissent aucune empreinte.

Berserkers

Les berserkers étaient une race de guerriers soumis au dieu Odin dont on trouve mention dans les sagas scandinaves à partir du IX-è siècle. En ancien scandinave, leur nom signifie « chemise d’ours », mais on les appelle aussi ulfhednar, « pelisse de loup ». Les Berserkers vikings portaient quant à eux des chemises en peau de loup et chargeaient l’ennemi en poussant de véritables hurlements. Ces guerriers sanguinaires, mi-hommes mi-bêtes, entraient au moment des combats dans la « fureur d’Odin » – en vieux norrois, Odin signifie justement « fureur » -, sorte de transe ou d’extase chamanique qui se manifestait par une force décuplée et une insensibilité au feu et à la douleur. Ils avaient pour compagnes les vargynfur, les « femmes-louves ». La mention la plus ancienne des Berserkers se trouve dans un poème composé en l’honneur du roi de Norvège Harald le Blond après sa victoire à Hafrsjord en 872. Dans l’Edda, Snorri Sturluson les présente ainsi: « Les hommes d’Odin allaient au combat sans cotte de mailles, enragés comme des chiens ou des loups, mordant leur boucliers, forts comme des ours ou des taureaux. Ils tuaient les gens, et ni le feu ni le fer n’avaient de prise sur eux. »

Bête du Gévaudan

En 1764, la bête du Gévaudan terrorisa l’actuelle Lozère. On la décrivit sous l’aspect d’un loup géant ou d’un loup-garou.

Bête Pharamine

La bête Pharamine est un monstre prenant l’apparence d’un chien monstreux ou d’un grand loup. Elle est très difficile à observer et surgit toujours de nuit, noyée dans les ténèbres des forêts ou les brouillards des marais. Elle signale sa présence par des bruits et des effleurements: avant même de la voir, on perçoit le souffle bestial qui s’échappe de sa gueule et la bruit mou et spongieux de ses pattes, tandis qu’on ressent le contact malsain de son corps velu. Elle possède plusieurs têtes aux yeux brillants comme des lampes et aux crocs acérés comme des poignards, et un pelage blanc comme neige qui lui fait ressembler à un fantôme. Celui qui cherche à lui donner des coups de bâton ne rencontrera que le vide. En Normandie, elle ressemble à un grand chien maigre, nommé « taranne », qui dévore les autres chiens. En Île-de-France, la bête Farrigaude est une sorte de grand loup. La bête de Brielles de Bretagne ou le biherou d’Ille-et-Vilaine se roulent dans les excréments des animaux dont ils veulent revêtir l’apparence. La bête de Brielles est annonciatrice de mort. Elle renverse les personnes qui se trouvent sur son passage, tue les jeunes gens qui acceptent de lutter avec elle et rôde près des fermes pour assister en cachette à l’agonie des paysans gravement malades. Il faut alors lui planter un couteau dans les deux yeux et faire couler trois gouttes de sang pour que le malade soit guéri dans l’instant. Dans le Berry, la bête Pharamine est nommée « Grand’Bête », « Bête Avette », ou « Bête Havette », dont Georges Sand dit qu’elle est « le plus souvent une chienne de la taille d’une génisse. Les enfants et les femmes, qui ont l’imagination vive, lui ont bien vu des cornes, des yeux de feu, et l’assemblage hétérogène des formes de divers animaux ». De couleur blanche, elle se métamorphose en chien, en blaireau, en lièvre ou en levrette pour se glisser dans les maisons ou dans les bergeries pour y égorger les moutons. Son souffle délétère a le pouvoir de rendre malade le bétail. Mais il suffit qu’on lui tire dessus ou qu’on la poursuive pour qu’elle s’évanouisse comme un fantôme. Paul Sébillot la décrit comme une « grande chienne blanche efflanquée » qui « rôde autour des bergeries, effraie ou disperse le gros bétail qui paît dans les herbages. On essaie souvent de la tuer avec des balles bénites de la Chandeleur, mais il semble qu’elles l’atteignent rarement. » En Bretagne, on l’appelle la levrette blanche. Elle « va glisser son museau pointu sous la porte des étables, et glace les animaux de terreur; son plaisir est surtout de jouer des tours aux bonnes gens qui reviennent des foires, de les renverser ou de se faufiler entre leurs jambes pour les porter pendant quelques mètres et les jeter ensuite sur des baies d’ajoncs. » Ils en ressortent les vêtements déchirés et la figure blême de peur.

Birettes

Les birettes sont des loups-garous femelles des bords de la Loire qui deviennent lycanthropes en concluant un pacte avec le diable qui leur donne une peau de loup, parfois de sanglier. Elles peuvent ainsi « courir la birette » toute la nuit, attaquer le bétail et effrayer les promeneurs nocturnes. Elles conservent également les cicatrices des blessures qui leur sont infligées sous leur forme animale en retrouvant leur forme humaine. Les filles aînées des birettes héritent du pacte diabolique de leurs mères, qu’elles le veuillent ou non, et sont condamnées à se changer en birettes à leur tour, puis à transmettre cette malédiction à leur descendance.

Bisclavret

Le bisclavret est le nom qu’on donne en Bretagne au loup-garou. On le dérive de Bleiz-garv (« loup méchant »). C’est également la titre d’un célèbre lai de Marie de France, composé au XII-è siècle, dans lequel un chevalier se métamorphose en loup trois jours par semaines après avoir dissimulé ses vêtements sous une pierre creuse. Devant l’insistance de son épouse qui s’inquiète de ses absences, il finit par lui révéler la malédiction qui pèse sur lui et lui indique l’endroit où il cache ses vêtements lors de sa métamorphose. L’épouse terrorisée demande à un baron qui lui fait la cour de voler les vêtements, empêchant ainsi son mari de recouvrer forme humaine. Le bisclavret, condamné à demeurer en permanence sous sa forme animale, est capturé à l’occasion d’une chasse au loups organisée par le roi. Mais ce dernier remarque le comportement humain de la bête, l’épargne et l’adopte comme animal familier. Un soir, l’épouse du bisclavret et le baron se trouvent à la cour du roi. Le bisclavret, habituellement placide et inoffensif, attaque soudain son rival et arrache le nez de la femme. Le roi, interloqué par cette agressivité soudaine, interroge cette dernière qui avoue son forfait et révèle l’endroit où sont cachés les vêtements. Le bisclavret retrouve enfin son apparence humaine, tandis que le baron et la femme infidèle sont bannis. Ils ne donneront naissance qu’à des enfants sans nez.

Galipote

La Galipote est une variété de loup-garou féminin qui se signale par le bruit de galop qu’elle fait en courant – d’où son nom. Sa vélocité proverbiale lui permet d’échapper à tous ses poursuivants. L’expression « courir la galipote » s’applique aux vieilles sorcières qui prennent cette apparence animale pour accomplir leurs forfaits. La galipote a en effet pour habitude de se percher sur les branches des arbres et de guetter les passants attardés. Elle leur saute alors sur le dos et les étrangle, à moins qu’elle ne s’agrippe à eux pour qu’ils lui servent de montures. Elle se fait alors de plus en plus lourde, jusqu’à ce que sa victime périsse étouffée sous son poids. Toute blessure faite à une galipote demeurera quand elle reprendra son apparence humaine.

Garache

La garache, dérivé féminin de « garou », est un loup-garou féminin que l’on trouve en Vendée et dans le Poitou. Sa métamorphose, qui a lieu la nuit, est associée à une pénitence, conséquence de quelque crime commis par la garache lorsqu’elle était sous sa forme humaine. On distingue les « garaches à sauter », qui sautent au-dessus des haies, des « garaches à percer », qui traversent les buissons épineux. Pour les chasser, il faut utiliser une arme chargée avec trois morceaux de pain bénit lors des trois messes de minuit. Lorsqu’elles sont blessées sous leur forme animale, les garaches redeviennent femmes, mais meurent aussitôt – contrairement aux loups-garous mâles qui conservent sous leur forme humaine les blessures et mutilations reçues sous leur animale, mais n’en meurent pas forcément.

Jé-Rouges

Le jé-rouge, « yeux rouges », est en Haïti un esprit mauvais qui possède le corps de ses victimes durant la nuit et les transforme malgré elles en loups-garous. Il trompe aussi les mères en les réveillant la nuit pour leur demander de lui donner volontairement leur enfant.

Lobison

Le lobison brésilien est le septième enfant d’une fratrie, condamné à devenir un loup-garou. Il se métamorphose en loup gris ou noir de la taille d’un petit cheval et chasse les animaux la nuit, mais pas les hommes. Il existe également au nord de l’Argentine où les septièmes enfants étaient parfois abandonnés, offerts à l’adoption ou tués, car leurs parents redoutaient qu’ils ne deviennent des lobison. Une loi argentine en 1920 mit fin à ces procédés inhumains en annonçant que tous les septièmes enfants des familles avaient pour parrain le président.

Loogaroo

Le loogaroo est un loup-garou lié aux croyances vaudoues des Caraïbes. Son existence est mentionnée dès le XVI-è siècle. Il a pris cette apparence à la suite d’un pacte avec le diable et quitte sa propre peau en l’abandonnant sous l’arbre du diable, ou arbre à coton, avant de chasser ses proies afin d’en offrir le sang au démon. Sa faiblesse consiste à être obligé de compter compulsivement les grains qu’il trouve sur le sol. Un excellent moyen de se préserver de ses attaques consiste à laisser un tas de grains de riz ou de lentilles sur le pas de sa porte en espérant que le soleil se lève avant qu’il ait fini de les compter. On peut également voler sa peau qui se trouve dans l’arbre afin qu’il ne puisse la retrouver à son retour.

Lubins et Lupins

Les lubins et les lupins sont des loups-garous charognards qui hantent les cimetières de centre de la France. Ils rongent les os des morts et exhalent de leur gueule une haleine putride. Ils se tiennent debout devant les murs des cimetières et parlent entre eux une langue étrange, inconnue des hommes. Lorsque des passants les croisent dans les saluer, ils se mettent à quatre pattes et leur dessus pour les dévorer. Comme les loups-garous traditionnels, les lubins ne peuvent être détruits qu’au moyen d’une balle bénite. Le lubin du Berry, moins dangereux, peut être éliminé simplement en le montrant du doigt.

Mélion

Le Lai de Mélion raconte comment un homme se métamorphosa en loup à la suite d’un sortilège lié à un anneau enchanté. Pour annuler l’enchantement, Mélion demande à sa femme de le toucher avec une pierre vermeille, mais celle-ci préfère partir en Irlande avec son amant et laisser son mari sous sa forme animale. Mélion sera libéré du sortilège grâce à l’intervention du roi Arthur.

Mourioche

Mourioche est un loup-garou qui vivait au XI-è siècle dans l’étang du château de Beauchène, en Langrolay. Il dévorait les enfants dont il croisait le chemin après la tombée de la nuit. Jehan, jeune seigneur de Beauchêne, se mesura au monstre et finit par le tuer.

Neures

L’historien grec Hérodote (484-425 av. J.-C) fait allusion à un tribu originaire du nord-est de la Scythie, au bord de la mer Noire, les Neures. Ces derniers avaient la facultés de se métamorphoser en loups quelques jours par an, en accomplissant des rituels magiques.µ « Les Neures observent les même usages que le Scythes[…] Il paraît que ces peuples sont des enchanteurs. En effet, s’il faut en croire les Scythes et les Grecs établis en Scythie, chaque Neure se change une fois par an en loup pour quelques jours, et reprend ensuite sa première forme. Les Scythes ont beau dire, ils ne me feront pas croire de pareils contes; ce n’est pas qu’ils ne les soutiennent, et même avec serment. »

Oborot

Oborot signifie « transformé » en russe. Pour le faire apparaître, il s’agit de repérer dans la forêt un arbre dont la cime se courbe vers le sol. Il faut ensuite enfoncer un petit couteau de cuivre dans son tronc et tourner autour en répétant des incantations. L’oborot jaillit alors de l’arbre sous forme de loup.

Pricolici

Le pricolici est un loup-garou originaire de Roumanie. La première mention d’un pricolici se trouve dans un manuscrit latin sur l’histoire de la Moldavie daté de 1716. Il s’agit des esprits morts qui reviennent à la vie pour hanter et terroriser les vivants sous l’apparence de loups et de chiens. Emil Petro Vici découvrit les légendes sur le pricolici durant ses voyages en Roumanie pendant les années 1930. Il écrit à ce sujet qu’un mort qui devient pricolici se nourrit du sang des membres de sa propre famille. Si on exhume le cadavre, on découvre qu’il a du sang sur les lèvres. Pour se protéger des attaques du pricolici, le malade doit boire de ce sang; ainsi il retrouvera la santé. Les enfants sevrés puis remis au sein deviennent des pricolici, et font subir mille tourments à leur mère.

Raimbaud d’Auvergne

Gervais de Tilbury, dans ses Otia imperialia (1212), raconte l’histoire de Raimbaud d’Auvergne, un ancien soldat devenu hors-la-loi. Déshérité par Ponce de Chapteuil, il se métamorphose en loup-garou et erre dans la forêt, s’attaquant aux enfants, dévorant les troupeaux et semant la terreur auprès des paysans jusqu’à ce qu’un bûcheron lui sectionne un pied à coups de hache. Cette mutilation eut pour effet de rompre le sortilège et de permettre à Raimbaud de retrouver sa forme humaine. Dans un autre récit, Gervais de Tilbury narre l’histoire non moins singulière de Calcefaria: « Il dépose ses vêtements sous un buisson ou un rocher secret, et quant il s’est longtemps roulé nu dans le sable, il revêt la forme et la voracité du loup. »

Ronjou

Le ronjou breton – rongeur d’os en français – est en chien monstrueux qui sévit la nuit en faisait entendre le craquement des os qu’il ronge, tout en agitant les chaînes qui l’entravent. Il s’agit du fantôme d’un condamné à mort qui vient expier sa faute sous cette forme monstrueuse. Pour rendre son apparence humaine à cet animal, il faut le frapper avec une clé et faire jaillir quelques gouttes de sang.

Rougarou

Le rougarou, présent dans les communautés francophones des Laurentides et de la Louisiane, est une créature à mi-chemin du loup-garou européen et du géant cannibale wendigo amérindien qui hante les marais d’Arcadie et de la Nouvelle-Orléans. Il s’agit d’un humain qui se transforme la nuit en homme à tête de loup. Sa malédiction ne se termine que lorsqu’il verse le sang d’une victime humaine.

Vârcolac

Le vârcolac est un lycanthrope originaire de Roumanie. En roumain, ce nom dérive de vukodlak formé de vuk, « loup », et de dlaka, « fourrure ». Au nord-ouest de la Bulgarie, il s’agit d’un démon loup qui dévore la lune et le soleil, causant ainsi les éclipses. Il se peut être également un sorcier ayant la capacité de se transformer en loup.

Vilkacis

Les vilkacis, littéralement « loups-garous aux yeux de loups », sont originaire de Lettonie et Lituanie. Ils ne s’attaquent qu’aux animaux, notamment aux troupeaux, mais jamais à l’homme. Ils se montrent parfois bienveillants et offrent des trésors. Pour se changer en vilkacis, il suffit d’attendre la pleine lune et de se placer sous un arbre dont la cime est courbée vers le sol en formant un arc de cercle, ou de revêtir une peau de loup et de prononcer une incantation. Les femmes se transforment en vilkatas, féminin de vilkacis, en se mettant nues et en cachant leurs vêtements dans un endroit secret. Si quelqu’un venait à leur voler leurs vêtements, elles ne pourraient redevenir humaines durant une période allant de un à neuf ans, et seraient obligées d’errer autour de leur maison en poussant des hurlements.

Vironsusi

Le vironsusi est un loup-garou mélancolique mais peu dangereux que l’on trouve en Finlande. Il doit son triste état à un sort qui lui a jeté une sorcière, et se dissimule dans les maisons et les fermes pour masquer sa honte. Il peut s’en prendre parfois au bétail pour assouvir sa fringale mais n’attaque jamais les êtres humains. La seule façon de libérer un vironsusi du sortilège qui pèse sur lui est de le reconnaître et de l’appeler par son prénom, ou bien de lui tendre un quignon de pain. Le vironsusi redevient alors humain, mais il conserve toujours toutefois sa queue de loup, et ce jusqu’à sa mort.

Voirloups

Les voirloups sont des lycanthropes possédés du diable qui se métamorphosent le nuit pour attaquer leurs victimes sous leur forme de fauves – généralement des loups, mais aussi des renards, des sangliers, des boucs, voire des chats. Ils voient très bien la nuit mais redoutent les premières lueurs du jour. Sous leur forme humaine, ils sont reconnaissables à la tâche rougeâtre qu’ils ont au bas de la colonne vertébrale, ou à la fourche à deux dents qui se dessine sur leur épaule gauche. De minuit à l’aube, les voirloups se déplacent dans la forêt sans faire aucun bruit. De plus, ils sont invulnérables, ce qui fait d’eux des adversaires particulièrement dangereux. Ils ne tuent pas leurs victimes mais leur sucent le sang, à la façon des vampires. Ils ont aussi la faculté d’allumer des incendies par la phosphorescence de leurs yeux. Le jour levé, leur peau de loup éclate et ils reprennent leur apparence humaine. Pour devenir un voirloup, il faut avoir commis les sept péchés capitaux et avoir été remarqué par le diable à cause de sa noirceur d’âme. Le Malin confie alors à ses protégés un onguent magique, l’amalgame, dont ils enduisent leurs membres inférieurs et qui leur permet, avec l’aide de quelques prières diaboliques, de se changer en loup ou en tout autre animal nuisible. La recette de cet onguent est connue: il faut mélanger de la semence humaine, du sang nuptial d’une vierge, de la graisse d’un porc tué le Vendredi Saint et de la bave du diable. Il est impossible de tuer les voirloups, mais on peut les blesser, bien qu’ils soient insensibles à la douleur et guérissent très vite. Cependant, ils conservent toujours des cicatrices des plaies qui leur sont infligées. Pour ne pas attirer les voirloups, il faut s’abstenir de parler d’eux ou de prononcer leur nom. D’ailleurs, les voirloups veillent eux-mêmes à la discrétion qui entoure leur existence en effaçant tout ce qui est écrit à leur sujet.

Vourdalak

En Russie, le vourdalak est un homme que le diable à transformé en loup avant de le renvoyer dans sa famille qui le reconnaît sous sa forme animale et prend soin de lui. Contrairement aux autres lycanthropes, il n’est pas méchant et ne s’en prend jamais aux hommes. Il va même jusqu’à leur lécher les mains en témoignage d’affection. Mais la malédiction qui pèse sur lui lui interdit de rester au même endroit et l’oblige à voyager de foyer en foyer et de village en village. Le vulkodlak ressemble beaucoup au vourdalak, mais il est associable et demeure à l’écart des humains.

Vulkodlak

Les vulkodlak sont des loups-garous originaires de Serbie dont la peau de loup est la marque de leur malédiction. Ils se réunissent chaque année, pendant les mois d’hiver, pour enlever leurs peaux et les accrocher dans les arbres jusqu’à ce qu’il puissent s’en libérer en la donnant à un autre homme qui devient vulkodlak à son tour.

Wulver

Le wulver est un loup-garou que l’on trouve dans les îles Shetland. Il a une tête de loup mais un corps d’homme recouvert d’une fine toison brune. Il n’est pas dangereux, à condition qu’on ne lui cherche pas de noise. Il n’est pas carnassier et son tempérament est plutôt pacifique, puisqu’il passe le plus clair de son temps à pêcher, assis sur un rocher. Généreux et bienveillant, il laisse le produit de sa pêche sur l’appui de fenêtre des familles pauvres.

Le ku klux klan – secte racial

Le ku klux klan – secte racial

Né au XIX’ siècle, le Ku Klux Klan continue aujourd’hui encore d’exalter la suprématie de la race blanche. Et juge légitime l’usage de la violence. Le nom vient-il du grec ? A-t-il ete inspire par le folklore écossais ? Ce que l’on sait avec certitude, c’est que le Ku Klux Klan est fondé en 1866 à Pulaski dans le Tennessee. L’Union vient de remporter la victoire militaire. Les États du Sud, vaincus, contraints d’accepter l’émancipation des esclaves, subissent la reconstruction. A la tête du Klan, un Grand Sorcier, le général Nathan Bedford Forrest, qui a combattu dans l’armée confédérée. Sous ses ordres, des dragons, des titans, des géants et des cyclopes. Les membres revêtent de longues robes blanches, portent cagoule et ont pour objectif de terroriser les Noirs, leurs amis du Nord (les carpetbaggers) et du Sud (les scalawags). Ils recourent à des méthodes à la fois simplistes et brutales, allient le canular à la violence, agissent dans la nuit et le mystère, tabassent et assassinent pour empêcher que les esclaves d’hier puissent voter. Leur idéologie, un peu courte, est partagée par les Fils du Sud, la Société de la rose blanche, les Chevaliers de la croix noire, les Chevaliers du camélia blanc, etc. Autant de groupuscules qui témoignent des bouleversements que le Sud repousse. Le Klan rassemble alors environ un demi-million d’adhérents.

Le ku klux klan : secte racial

Les dérapages conduisent le gouvernement fédéral à interdire le Klan, qui disparaît en 1871. Il renaîtra de ses cendres en 1915. William Joseph Simmons est agent d’assurances, après avoir été prédicateur. Il vient de voir le film de David Griffith, Naissance d’une nation, et décide de fonder à Atlanta, avec seize compagnons, une société commémorative en l’honneur du Klan. Il met sur pied un rituel. qu’il dénomme le Kloran. Une hiérarchie complexe, avec ses kleagles, ses dragons, ses faucons, ses cyclopes, ses titans, ses kludds, ses klaliffs, etc., satisfait les penchants des uns et des autres pour l’ésotérisme. Les robes blanches et les cagoules sont vendues par les chefs.

Mais il faut attendre le début des années 1920, l’intervention de deux organisateurs talentueux, Edward Young Clarke et Elizabeth Tyler, pour que les adhésions affluent. On compte bientôt environ deux millions de membres, répartis, et c’est une nouveauté si l’on compare avec le premier Klan, entre le Sud, le Nord, le Middle West, voire l’Ouest. Le Klan est devenu une organisation nationale. Les membres du Klan viennent des campagnes, des petites et des grandes villes. Ils partagent la haine des étrangers, des Juifs, des catholiques, des adversaires de la prohibition, des syndicats, des subversifs et, bien sûr, des Noirs. Ils défendent un « américanisme à cent pour cent», à une époque où la xénophobie, le racisme et le fondamentalisme balayent les États-Unis. Mais le Klan est victime de son succès. Il a grandi trop vite, suscité des convoitises et engendré des malversations. De plus, la crise des années 1930 fait pencher les Américains du côté du réformisme. L’heure des transformations sociales a sonné. Le Klan faiblit, au point qu’on peut croire qu’il a cessé d’exister. Une fois encore pourtant, il ressurgit. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il participe à sa manière à une nouvelle croisade. Désormais, l’ennemi c’est le communisme. Mais le Klan ne manque jamais d’attiser les haines contre les Noirs, les Juifs, les Asiatiques, les Hispaniques, les libéraux. Il n’hésite pas à commettre des attentats et à se livrer à des actions terroristes. L’un des siens a tenté en 1978 de se faire élire au Sénat de Louisiane. David Duke a recueilli un tiers des voix. Onze ans plus tard, après avoir quitté le Klan « pour des raisons tactiques, dans l’intérêt de la cause de la suprématie blanche », il siège à la Chambre des représentants de cet État. Il préside une association pour le progrès des Blancs, bâtie sur le modèle de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People). Il réclame avec détermination que l’action positive en faveur des Noirs soit rangée dans le placard des idées défuntes et que cesse « la discrimination à rebours » dont les Blancs seraient les victimes.

Personne ne peut évaluer avec précision le nombre des adhérents du Klan, et moins encore de ses sympathisants. Ce qui fait sa force, ce sont les frustrations que ressentent certains Blancs, ruraux ou citadins. Ils ont l’impression que « les autres » bénéficient de la protection, de la bienveillance, des subsides du gouvernement. Ils croient dur comme fer qu’à Washington, des politiciens corrompus puisent à pleines mains dans les caisses publiques pour s’enrichir et servir leurs clients. Ils militent pour «préserver [les] filles blanches des hommes noirs, pour la pureté de la race ». Divisé, réduit à réunir des mécontentements mal formulés, incapable de tenir un rôle dans la vie politique, le Klan n’en exprime pas moins une dérive dangereuse. Mais il ne faut surtout pas surévaluer son influence.

Le ku klux klan : secte racial

La dame blanche

La dame blanche

La Dame Blanche est une légende basée sur plusieurs témoignages. Souvent, on raconte qu’à plusieurs endroits précis une femme vêtue de blanc portant un châle qui cacherait son visage apparaîtrait. Il existe plusieurs versions des apparitions de la dame blanche. La plus connue étant celle de l’automobiliste. On dit que la dame blanche est une auto-stoppeuse. Si vous la prenez, elle vous prévient juste de faire attention juste avant un virage et disparaît mystérieusement après le virage. Par contre, si vous la laissez en plan, vous provoquez un accident fatal dans le virage.

La dame blanche

En France, la dame blanche apparaîtrait comme auto-stoppeuse dans la forêt de Compiègne car les rumeurs disent que le mari de la dame blanche serait mort dans un de ces virages. On raconte également qu’on l’aperçoit au niveau de l’abribus du C.H.U. de Caen car une jeune femme serait morte sur le trajet de la D17. La jeune femme resterait discrète et commencerait à s’apeurer à l’approche du virage. Enfin, elle crierait « Attention au virage ! » et disparaîtrait une fois celui-ci passé. Une autre version de la légende de la dame blanche serait un fantôme qui errerait dans les châteaux. En France, par exemple dans le château de Trécesson dans le Morbihan, le fantôme de la dame blanche apparaîtrait de temps à autre. Il proviendrait d’une femme enterrée vivante dans les combles du château. Dans le château de Pouancé en Maine et Loire, des histoires sordides de dame blanche circulent également. Une première version serait que le fantôme de la dame blanche serait celui d’une femme morte à cause d’une crise de jalousie de son mari qu’il l’aurait d’abord attablée avec de beaux couverts en argent, puis il la fit attacher à cette même table et enfin il l’emmura vivante !

Le plus étrange dans cette histoire, c’est que quelques années après la révolution française, on découvrit une pièce secrète dans le château de Pouancé où l’on retrouva justement le cadavre d’une femme attablée avec une pièce d’or dans la bouche. Des couverts en argent reposaient sur cette table. L’autre version qui est dite à propos de la dame blanche du château de Pouancé est qu’elle serait le fantôme de Marie Delorme. Cette jeune femme aurait été prise d’amour pour un chevalier breton, ennemi du château de Pouancé à l’époque.

Par amour, Marie Delorme aurait ouvert les portes de la ville aux Bretons pour qu’ils puissent l’assiéger. Condamnée pour trahison, la légende raconte qu’elle fut emmurée. Néanmoins, l’Histoire dit qu’elle fut pendue. D’autre part, certaines personnes voient apparaître la dame blanche juste avant un événement marquant comme un décès ou une naissance. Il faut savoir que les légendes de dame blanche ne se limitent pas à la France, loin de là. Depuis plusieurs siècles, des histoires similaires se racontent dans d’autres pays comme en Italie, en Allemagne et au Canada. En Allemagne, la dame blanche hanterait le château de Setin. Elle serait le fantôme d’une jeune fille qui passa au bûcher pour sorcellerie. Au Canada, non loin de la ville de Québec, la dame blanche apparaîtrait au niveau des chutes de Montmorency.

L’histoire raconte que deux jeunes amoureux, Mathilde et Louis, furent séparés durant la guerre contre les Anglais. Louis fut envoyé au combat mais il ne revint pas parmi les soldats. Mathilde partit alors à sa recherche et retrouva son corps inanimé près des chutes de Montmorency. Accablée par la peine, elle décida d’enfiler sa robe de mariée et de mettre fin à sa vie en sautant des chutes. Les habitants de là-bas disent que son fantôme apparaîtrait encore certains soirs…

Franc-maçonnerie – la société « discrète » secrète

Franc-maçonnerie – la société « discrète » secrète

Franc-maçonnerie : la société "discrète" secrète Depuis près de trois siècles, la franc-maçonnerie est la société secrète dont on parle le plus. Cette société initiatique suscite beaucoup d’intérêt et pourtant, la franc-maçonnerie est très mal connue. En effet, elle masque aussi bien ses origines que ses buts. Malgré tous ces mystères, la franc-maçonnerie s’avère être plus une confrérie élitiste et discrète que réellement secrète.

Les origines de la franc-maçonnerie:

Le terme « franc-maçonnerie » est ambigu, car il désigne deux choses sensiblement différentes : – Une société corporative dite « maçonnerie opérative » qui plonge ses racines dans le Moyen ge européen et sans doute bien au-delà. On sait aujourd’hui que la filiation entre francs-maçons et compagnons est très complexe.

– Une société de pensée dite « maçonnerie spéculative » qui est l’héritière directe de la première.

La maçonnerie, d’abord opérative (bâtisseurs médiévaux), admet (XVIe-XVIIe s.) des membres étrangers à l’art de bâtir, avant de devenir spéculative lorsque est fondée, à Londres, en 1717, une « Grande Loge », dont les Constitutions demeurent la charte de la franc-maçonnerie universelle. Une longue querelle interne, origine d’une scission, prit fin en 1813 avec l’Act of Union, constitutif de l’actuelle Grande Loge unie d’Angleterre, tenue pour la Grande Loge mère de toutes les grandes loges du monde.

La franc-maçonnerie est introduite vers 1725 en France par des jacobites émigrés. Malgré quelques difficultés avec la police, les loges prennent une rapide extension, mais connaissent aussi une scission et des difficultés. En 1773 est fondé le Grand Orient, autorité centrale destinée à rétablir l’ordre. Au XIXe s., les deux grandes obédiences sont le Grand Orient et le Suprême Conseil du Rite écossais ancien et accepté, fondé en 1804. La Grande Loge de France, fondée en 1894, conserve la formule du Grand Architecte de l’Univers qui n’est plus reconnu par le Grand Orient depuis 1877. En 1913, E. de Ribaucourt ressuscite une franc-maçonnerie régulière en France et constitue la Grande Loge nationale indépendante et régulière, qui prend en 1948 le nouveau nom de Grande Loge nationale française (G.L.N.F.), seule obédience française reconnue par la Grande Loge d’Angleterre. Ces scissions expliquent la diversité des rites maçonniques et des grades.

Franc-maçonnerie : la société "discrète" secrète

L’esprit de la franc-maçonnerie:

Au XVIIe siècle, en Angleterre, les guerres de religion font rage. C’est dans ce contexte que des hommes épris de tolérance créent des espaces de libre échange où toutes les confessions peuvent se réunir. Les fondateurs emploient le vocabulaire et les usages des anciennes corporations de maçons. Ces hommes savaient alors tailler la pierre tendre appelée « free stone ». On les nommait donc « free stone masons » ou « freemasons » c’est-à-dire francs-maçons. Mais les nouveaux maçons ne sont pas des ouvriers bâtisseurs mais des « gentlemen ». Ils défendent avant tout des valeurs d’humanisme, de tolérance et de fraternité. Parmi les maçons célèbres, on peut citer Benjamin Franklin, Mirabeau, Jules Ferry, Winston Churchill (de 1905 à 1908), Montesquieu, Voltaire, Arthur Conan Doyle, Mozart, Louis Armstrong, Ford ou Citroën, et beaucoup de présidents américain. Les fondateurs de la franc-maçonnerie moderne revendiquent l’héritage de tous les maçons qui les ont précédés. Ils ont ainsi élaboré un parcours initiatique menant du grade d’apprenti à celui de maître, à l’image des ouvriers bâtisseurs d’autrefois.

L’initiation maçonnique:

Lors de l’initiation, le profane devient un initié. Le profane est reçu avec un bandeau sur les yeux et subit les épreuves de la terre, de l’eau, du vent et du feu. Il meurt alors symboliquement pour renaître franc-maçon et devient apprenti. Cette première phase peut durer de quelques mois à plusieurs années. Durant tout ce temps, l’apprenti doit garder le silence afin de comprendre les règles de fonctionnement de la loge. Quand il devient compagnon, il peut exercer son droit de parole. De là, il peut passer maître et approfondir son engagement. Au 18e siècle, ces trois grades ont été enrichis d’une pyramide de hauts grades. Ainsi, le Rite écossais Ancien et Accepté, qui est le plus pratiqué dans le monde, comprend 33 grades, de l’apprenti au souverain grand inspecteur général. Plusieurs titres évoquent les Templiers comme « grand commandeur du temple » mais également les Rose-Croix « chevalier Rose-Croix ». Ce sont des emprunts mais il n’y a aucune filiation réelle entre les Templiers ou la Rose-Croix et la franc-maçonnerie. les maçons d’une certaine époque ont délibérément crée (inventé) de toutes pièces la filiation avec l’ordre du temple. À la tête de chaque loge se trouve un vénérable, assisté d’un collège d’officiers. À la tête de chaque obédience se trouve un grand maître. Le grand maître de la Grande Loge de France est assisté d’un Conseil fédéral, celui du Grand Orient d’un Conseil de l’ordre, qui jouit de la réalité du pouvoir. Une fois l’an se tient la Tenue (ou Assemblée) de Grande Loge, appelée « convent », à la Grande Loge de France et au Grand Orient. Les obédiences féminines ou mixtes qui existent ici ou là ne sont pas reconnues.

Franc-maçonnerie : la société "discrète" secrète

Les symboles de la franc-maçonnerie:

Cette société comporte de nombreux symboles qui doivent permettre aux membres de se comprendre au-delà des barrières sociales. Certains sont hérités de la kabbale ou de l’hermétisme mais la plupart proviennent des outils des tailleurs de pierre. L’équerre qui symbolise la rectitude morale ou le compas qui symbolise la maîtrise de soi. L’inspiration biblique est rappelée par les deux colonnes qui ornent l’entrée des loges. On trouve également le soleil et la lune, car les maçons travaillent de » midi à minuit ».

Les actions de la franc-maçonnerie:

Les relations de la franc-maçonnerie avec l’Église catholique romaine ont toujours été difficiles. Plusieurs fois condamnée par les papes au XVIIIe et au XIXe s., la franc-maçonnerie semble bénéficier, depuis le concile Vatican II, de la part des catholiques, d’un préjugé plus favorable, Rome restant cependant réticente, notamment à l’égard des loges « anticléricales ». Il est vrai qu’au XIXe siècle, les francs-maçons français sont majoritairement anticléricaux. Ils participent, en France, activement au débat sur la laïcité à l’école. De nombreux hommes politiques sont alors francs-maçons. Les frères ont un engagement républicain et seront les victimes d’une « chasse aux sorcières ». En 1922, le parti communiste interdit à ses membres d’être franc-maçon. L’Église catholique excommunie les membres. Cette mesure ne sera d’ailleurs levée qu’en 1983. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Vichy a lancé une campagne anti-maçonnique et a dissout les obédiences maçonniques françaises, sous l’impulsion allemande. De nombreux francs-maçons ont été déportés et sont morts en camps de concentration. À tel point, qu’à partir de 1945, la franc-maçonnerie décimée, mettra plusieurs dizaines d’années à reconstituer ses rangs. Les effectifs sont estimés aujourd’hui à plus de 6 millions, majoritairement aux États-Unis. Les loges, en France, sont pour la plupart des associations loi 1901 et il n’y a nul secret sur les noms des membres, déposés en Préfecture. Les loges maçonniques rassemblent plus de 120 000 personnes fédérées en différentes obédiences :

Le Grand Orient à tendance laïque

La Grande Loge plus spiritualiste

La Grande Loge féminine

Le Droit humain, obédience mixte la plus importante

La Grande Loge nationale française plus traditionaliste

Il est certain que certains francs-maçons ont voulu utiliser leur appartenance à des fins politiques ou économiques. Certains ont eu des rapports houleux avec la justice. Ces écarts de conduite qui ne font que refléter notre société et non la franc-maçonnerie par elle-même sont autant de points négatifs qui jettent la suspicion sur cette société . Malheureusement elle représente surtout un ascenseur social pour une élite oligarchique de nos jours.

Sources bibliographiques:

Histoire de la franc-maçonnerie française, Paris, PUF, R.Dachez, 2003. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Paris, E.Saunier, Le livre de Poche, 2000. Les Sociétés Secrètes, Editions Larousse 2005. Les origines mystérieuses de la franc-maçonnerie, Editions Atlas, 1982.

Phénomène – Le feu follet

Phénomène – Le feu follet

Ils apparaissent le plus souvent dans les marais, ou dans les cimetières. Serait-ce là un esprit revenu d’entre les Morts ? Un fantôme ? Non, loin de là. Et c’est pourtant le regard que portait les gens autrefois envers ce phénomène physique.

Phénomène : Le feu follet

Le feu follet est une lueur pâle et diffuse qui peut être jaune, bleue ou rouge. Il vole dans l’air à peu de distance du sol. Un feu follet à généralement l’aspect d’une flamme vacillante terminée par une aigrette irrégulière qui rappelle vaguement la couronne d’une grenade. Il se montre de préférence en automne par un temps calme. Il disparaît lorsque l’on s’en approche et était traditionnellement prit pour un esprit malin ou une autre créature surnaturelle.

Scientifiquement, on pense que les feux follets sont un phénomène issu de l’oxydation du PH3 (phosphine) et du méthane venant de la décomposition de matières organiques et qui s’enflamme facilement près de torches. Ces matières organiques produisent des gaz qui peuvent s’enflammer au contact de l’air. Quand une bulle crève, elle donne une petite flamme dansante qu’on appelle un feu follet.

Phénomène : Le feu follet

Dans les cimetières, c’est donc la décomposition des corps qui peut donner, à de rares occasions, ces fameux feux follets. Dans les marécages, ce sont les herbes qui pourrissent et se décomposent.

Toutefois, aucune explication scientifique n’a officiellement été retenue, celle que je vous ai citée ici est la plus probable et la plus connue. On dit aussi que les temps orageux favorisent leurs apparitions… Par la suite, les chimistes ont précisé le premier point de vue en supposant que le feu follet provient des matières organiques en décomposition, qui dégagent de grosses bulles de méthane, CH4, de diphosphine P2H4, d’hydrogène phosphoré (phosphine), PH3, rendu spontanément inflammable à l’air par une faible quantité d’hydrogène phosphoré liquide, PH2.

Phénomène : Le feu follet

Cette explication est sans doute vraie quant à la substance du feu follet, comme l’odeur de phosphore que le feu follet laisse quelquefois après lui en témoigne, mais elle ne concorde pas jusqu’au bout avec les faits. En réalité, le feu follet n’est pas une lueur instantanée; il peut briller dix, vingt, trente secondes et même, quoique rarement, plusieurs minutes. Il ne produit pas de fumée. Il n’enflamme pas, il ne roussit même pas les herbes sèches sur lesquelles il se pose. On doit nécessairement admettre que, dans le gaz qui constitue le feu follet, la proportion d’hydrogène phosphoré liquide ou de méthane est trop faible pour amener l’inflammation spontanée à l’air et que le météore brille seulement par une forme de phosphorescence, comme la couleur également le suggère. Mais alors, d’où vient cette lumière phosphorescente ?