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L’Ouroboros

L’Ouroboros

Elément à fortes symboliques, l’ouroboros est un serpent ou dragon représenté en train de manger sa propre queue, et dont le tout forme un cercle.

Science occulte : L'Ouroboros

On trouve ses premières traces vers 1600 ans avant Jésus-Christ en Ancienne Egypte. Puis, avec les Phéniciens, qui par le biais de la route de la soie, ont amené l’ouroboros aux Grecs qui lui donnèrent son nom (« le dévoreur de queue »). Repris plusieurs fois par différentes cultures, il apparait également dans les mythologies. Dans la mythologie nordique, il correspond au serpent Jörmungand – un des enfants de Loki – qui était tellement large qu’il pouvait encercler le monde et mettre sa queue entre ses dents. Dans la mythologie indienne, il encercle la tortue supportant les 4 éléphants qui tiennent le monde. Dans la mythologie aztèque, nord-américaine ou australienne, l’ouroboros apparait également sous le nom de Waagal, Wagyl ou Yurlungur.

Science occulte : L'Ouroboros

Même si dans la majorité des cultures, l’image de l’ouroboros est positive ; certains considèrent le serpent comme le symbole des forces du mal, en référence notamment à celui qui a séduit Eve dans le Genèse. Pour les adeptes satanistes, le serpent, en s’inoculant son propre venin, parvient à la sagesse : il absorbe des connaissances fondamentales. Pour toutes les autres, l’ouroboros a plusieurs sens qui s’entremêlent les uns aux autres, mais qui sont globalement bénéfiques. Cet ancien symbole est avant toute chose la marque d’un cycle d’évolution refermé sur lui-même : les notions liées sont celles du mouvement, de la continuité, de l’autofécondation et par voie de conséquence, elles mènent à l’idée directrice d’un éternel retour. Attaché à l’ouroboros, il y a également la symbolique du paradoxe ; d’autant plus évident, lorsque le serpent est représenté à moitié et à moitié blanc. A l’image du Yin et du Yang chinois, du jour et de la nuit, du bien et du mal, il s’agit d’y voir l’association de deux principes opposés, la nature dualistique de toutes choses, qui ne traduit pas pour autant l’idée de conflit.

Science occulte : L'Ouroboros

L’ouroboros est également associé à l’Alchimie où il représente un sceau purificateur. Il symbolise l’éternelle unité de toutes choses, incarnant le cycle de la vie et de la mort. On doit à Zosime de Panopolis, l’un des plus anciens auteurs traitant de l’alchimie, la formule : « Un [est] le Tout, par lui le Tout et vers lui [retourne] le Tout ; et si l’Un ne contient pas le Tout, le Tout n’est rien » (Un étant le serpent). Selon Carl Gustav Jung, l’ouroboros est un Archétype, une représentation consciente qui peut varier considérablement dans les détails sans perdre son schéma fondamental. Le symbole revient alors dans notre esprit sous des formes variées. C’est ainsi que le chimiste allemand August Kekulé, qui cherchait la structure moléculaire du Benzène, rêva une nuit d’un serpent en train de manger sa queue. L’interprétation de son rêve l’a conduit tout naturellement, à la structure d’un anneau fermé de carbone, une avancée significative dans ses travaux. Très ancien symbole, l’ouroboros est communément admis comme une marque d’unité, de perfection, d’éternité et de mouvement. Aujourd’hui, il inspire une belle allégorie des relations économiques et sociales avec ses cycles tendant à la perfection ou, à une échelle plus individuelle, il est une source d’inspiration pour éviter tous problèmes qui se mordent la queue…

La clé de Salomon

La clé de Salomon

La clé de Salomon, aussi appelée Clavicule de Salomon (du latin Clavicula Salomonis) est un ensemble de livres ou grimoires magiques attribués au roi Salomon. Les seules copies commues datent du moyen-âge. Selon la légende, Salomon aurait rédigé ce grimoire pour son fils Roboam, en lui demandant de le cacher dans sa tombe après sa mort. Le livre aurait ainsi été découvert par des philosophes, lors d’une réparation du tombeau de Salomon. Le premier livre rédigé fut le testament de Salomon, écrit entre le Ier et le Vème Siècle. Il fut par la suite traduit en différentes langues (grec, latin, italien, français, néerlandais…), mais les textes traduits diffèrent les uns des autres…

La clé de Salomon

La clé de Salomon contient des conjurations et invocations destinées aux esprits de la Morts et à ceux de l’enfer. Le livre contient également des formules qui protège le conjurateur des esprits qu’il aurait pu appeler ainsi que des formules de magie cérémonielle, des rituels pour convoquer l’amour, punir ses ennemis ou encore blesser quelqu’un. La clé de Salomon contient également des instructions pour pratiquer la nécromancie (invoquer un mort pour apprendre l’avenir). Il est possible de retrouver quelques figues du livre sur le site : http://www.tarot.org.il/Library/Levi/Clavicules%20de%20Salomon.pdf.

La clé de SalomonLa clé de Salomon

Cependant, d’après le livre, des sacrifices d’animaux sont nécessaires pour invoquer un esprit. Cette pratique était courante dans la magie noire du Moyen-âge.

Legende Arabe – les Djinns

Legende Arabe – les Djinns

Les djinns (génies) constituent un monde à part, en dehors de celui des humains et des Anges. Il existe entre eux et les humains des points communs, comme la raison, la distinction entre le bien et le mal. Mais ils se différencient de l’individu par l’origine qui est différente.

Legende Arabe: les Djinns

Leur création:

Allah nous a informés que les djinns ont été créés à partir du feu, car il dit :

« Et quant au djinn, nous l’avons auparavant créé d’un feu d’une chaleur ardente. » [Coran 15.27]

« Et Il a créé les djinns de la flamme d’un feu sans fumée. » [Coran 55.15]

Il est certain que la création des djinns est antérieure à celle des humains, car Allah a dit :

« Nous créâmes l’homme d’une argile sèche, extraite d’une boue malléable et quant au djinn, Nous l’avons auparavant créé d’un feu d’une chaleur ardente. » (Coran 15.26)

Comment sont-ils ?

Nous ne connaissons de leur création que ce qu’Allah nous apprend. Nous savons qu’ils ont des coeurs. Allah dit : « Nous avons destiné beaucoup de djinns et d’humains pour l’Enfer. Ils ont des coeurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n’entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, et même plus égarés qu’eux. » (Coran 7.179)

Le Très-Haut a donc affirmé que les djinns ont des coeurs, des yeux et des oreilles et ils ont aussi une voix, car le Très Haut dit : « Excite, par ta voix, ceux d’entre eux que tu pourras. » (Coran 17.64)

Il a été aussi prouvé dans les Hadiths que le djinn a une langue, que les démons mangent et boivent, qu’ils rient, etc., et que nous démontrerons par la suite.

Nourriture des Djinns

Les djinns boivent et mangent. Dans le Sahih de Boukhari, Abou Houreira rapporte que le Messager lui demanda, un jour, de lui apporter des pierres (ou des matériaux) pour allumer un bûcher afin de se réchauffer. Mais le Messager avertit Abou Houreira que ces matériaux ne doivent pas comprendre les os restants ou des crottins (fumier) d’animaux. Abou Houreira demanda au Messager pourquoi il a excepté les os et le fumier; celui-ci lui répondit : « Ces matériaux font partie de la nourriture des djinns. J’ai reçu, dit-il à Abou Houreira, un jour la délégation des djinns de Nassibine – et quels bons djinns! -, et ils m’ont demandé de la nourriture; j’ai prié pour eux Allah en souhaitant qu’ils puissent toujours trouver leur nourriture dans les os restants et les crottins d’animaux. »

Les djinns musulmans ne se nourrissent pas de quelque chose sur lequel le Nom d’Allah n’a pas été cité. La nourriture non bénie du Nom d’Allah reste réservée aux diables impies.

Accouplement et reproduction des Djinns

Il apparaît que les djinns se marient – c’est du moins ce qu’ on tiré comme conclusion certains savants en se basant sur le verset suivant relatif au mariage des gens du Paradis:

« Ils y trouveront les houris, aux regards chastes, qu’avant eux, aucun homme ou djinn n’aura déflorées » (Coran 55: 56)

Notre Seigneur nous a aussi informés que Iblis a une progéniture. Allah dit, avertissant : « Allez-vous, malgré tout, le prendre, lui et ses descendants, pour des alliés en dehors de Moi, alors qu’ils vous sont ennemis ? »

Age et mort des Djinns

Il n’y a pas de doute que les djinns meurent, car ils entrent dans le propos d’Allah :

« Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître. Seul subsistera le Visage de ton Seigneur plein de Majesté et de Noblesse. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez vous ? » (Coran 55.26)

Dans le Sahih Boukhari, Ibn Abbas a dit que le Messager disait souvent : « Je cherche protection auprès de Toi, Seigneur, car il n’y a de divinité que Toi, qui ne meurs jamais alors que les djinns et les humains meurent. »

Mais nous ignorons la durée de leur vie, sauf ce qu’Allah nous a dit d’Iblis, le maudit, qui restera en vie jusqu’au Jour Dernier : « [Satan] dit : accorde-moi un délai jusqu’au jour où ils seront ressuscités. [Allah] dit : tu es de ceux à qui ce délai est accordé » (Coran 7.14)

Les habitations des djinns

Les djinns habitent dans les lieux abandonnés, les espaces vides (déserts, etc.), les herbes, les bousiers et les cimetières.

Les animaux des djinns et leur nourriture

Dans le Hadith d’Ibn Massoud dans le Sahih de Mouslim :

« Les djinns ont demandé au Messager de la nourriture, et il leur a dit : « Vous avez tout ce qui est os restants sur lesquels a été évoqué le Nom d’Allah et tout crottin pour vos animaux comme foin d’alimentation » »

Donc, le Prophète nous a informés que les djinns ont des animaux et que la nourriture de ceux-ci est constituée des crottins de nos animaux, à nous, humains.

Notre Dieu nous a dit qu’ils ont des chevaux qu’ils utilisent pour conquérir des humains à eux :

« Excite, par ta voix, ceux d’entre eux que tu pourras, et rassemble contre eux ta cavalerie et ton infanterie » (Coran17: 64)

Legende Arabe: les DjinnsLegende Arabe: les Djinns

Forces et faiblesses des djinns

Allah leur a donné des capacités qu’il n’a pas données aux humains; et Allah nous a parlé de certaines d’entre elles :

Rapidité du mouvement et de l’action

Souleiman demanda qu’on lui rapporte le trône de la reine de Saba.

« Un djinn redoutable dit : je te l’apporterai avant que tu ne te lèves de ta place. Pour cela, je suis fort et digne de confiance. Quelqu’un d’autre, qui avait des connaissances du livre, dit: je te l’apporterai avant que tu n’aies cligné de l’oeil. Quand, tout de suite après, Souleiman vit le trône installé auprès de lui, il dit : ceci fait partie de la Grâce de Mon Seigneur… » (Coran 27.39)

Les djinns ont devancé les humains en matière d’Espace

Depuis fort longtemps, ils pouvaient s’envoler dans les cieux pour espionner et chercher des nouvelles venant des cieux afin d’être au courant des événements avant qu’ils ne se produisent. C’est ainsi que la Garde a été renforcée sur les cieux au moment où le Messager Mohammed allait être investi de sa Mission :

« Nous avions frôlé le ciel et Nous l´avions trouvé plein d´une forte garde et de bolides. Nous y prenions place pour écouter. Mais quiconque prête l´oreille maintenant, trouve contre lui un bolide aux aguets. » (Coran 72.8)

L’explication du bolide de feu lancé sur les djinns a détruit le mythe le concernant et qui prévalait avant l’Islam, car auparavant, quand les gens voyaient une étoile filante, ils disaient : c’est un grand homme ou un saint qui vient de naître ou de mourir.

Abdallah Ibn Abbas rapporte qu’un Ansari (Médinois) parmi les Compagnons du Messager lui a dit : nous étions assis, une nuit, avec le Messager jusqu’à ce que nous vîmes une étoile éclaircir le ciel. Le Messager nous dit alors : « Que pensiez-vous avant l’Islam de ce phénomène ? » Les gens présents disent tous : Allah et son Messager le savent mieux; nous disions qu’un grand homme vient de naître ou de mourir. Le Messager dit : « Ce phénomène ne signifie pas la naissance ou le décès de quelqu’un; mais notre Dieu, le Très-Haut, lorsqu’Il décide de quelque chose, les porteurs de Son Trône Le louent, puis ceux du ciel qui est en dessous et ainsi de suite jusqu’à ce que les louanges arrivent aux habitants de notre ciel [le plus proche de nous]; puis ceux qui suivent les porteurs du Trône disent à ceux-ci: qu’est-ce que votre Dieu a dit? Ils leur répondent en disant ce qu’Allah a dit, et c’est ainsi que les habitants de chaque ciel informent ceux qui sont au-dessous d’eux jusqu’à ce ciel, proche [de la terre] et c’est à ce moment-là que les djinns entendent à leur tour; ils informent les leurs, s’ils le rapportent tel qu’ils l’ont entendu, ce ne peut être que vrai; mais ils en diminuent et y rajoutent. » (Mouslim)

Les djinns connaissaient l’urbanisme et l’industrialisation

Allah nous a informés qu’il a dompté des djinns pour Son prophète Souleiman. Ils lui réalisaient beaucoup de choses nécessitant des capacités, de l’intelligence et de la technicité.

« Et parmi les djinns, il y avait ceux qui travaillaient sous ses ordres, avec la permission de son Seigneur. Et quiconque d’entre eux dévie de Notre Ordre, Nous lui faisons goûter le châtiment de la Fournaise. Ils exécutaient pour lui ce qu’il voulait : sanctuaires, statues, des plateaux comme des bassins et des marmites bien ancrées » (Coran 34.12)

Les djinns peuvent se métamorphoser

Les djinns sont dotés de la faculté de se transformer en humain, en animal, etc. Iblis s’est présenté aux impies le jour de la bataille de Badr, dans la forme de Souraqa Ibn Malik et il leur a promis la victoire. Allah rapporte ce fait en disant : « Et quand le diable leur eut embelli leur action et leur eut dit : nul parmi les humains ne peut vous battre aujourd’hui et je suis votre soutien » (Coran 8.48)

Mais lorsque les deux armées se sont rencontrées et qu’il [le diable prenant la forme de Souraqa Ibn Malik] vit des Anges descendre des cieux, il s’enfuit en disant : « Je vois ce que vous ne voyez pas; je crains Allah et Allah est Dur en punition » (Coran 8.48)

Les djinns ne peuvent dépasser certaines limites

Le Très-Haut a dit : « Ô peuples des djinns et des humains: si vous pouvez sortir du domaine des cieux et de la terre, alors faites-le. Mais vous ne pouvez en sortir qu’à l’aide d’un Pouvoir. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur niez-vous ? » (Coran 55.33)

Malgré leur rapidité et leur capacité, ils ont des limites qu’ils ne peuvent dépasser, sinon ils périront.

Les djinns n’ont aucun pouvoir sur les serviteurs pieux

Allah dit à Iblis : « Sur Mes serviteurs, tu n’auras aucune autorité, excepté sur celui qui te suivra parmi les (gens) dévoyés » (Coran 15.42)

Legende Arabe: les Djinns

Finalité de leur création

Les djinns ont été créés pour les mêmes motifs que les humains : « Je n’ai créé les djinns et les humains que pour M’adorer. » (Coran 51.56)

Pour cela, les djinns sont chargés d’exécuter des ordres et d’éviter des interdits. Ceux qui obéissent, Allah les récompense et ceux qui désobéissent, Il les punit. Pour les uns, c’est le Paradis ; pour les autres, l’Enfer. Ceci est confirmé par plusieurs textes. Le Jour de la Résurrection, Allah dit aux djinns et aux humains, sous forme de blâme :

« Ô communauté des djinns et des humains, ne vous a-t-on pas envoyé des Messagers, choisis parmi vous, vous apporter Mes Signes et vous avertir de la rencontre de ce Jour ? Ils diront : « Nous témoignons vis-à-vis de nous mêmes ». Et la vie les a trompés et ils témoignèrent vis-à-vis d’eux-mêmes qu’en vérité ils n’étaient que des mécréants. » (Coran 6.130)

Dans ce verset, la preuve est apportée que les lois divines sont parvenues aux djinns et qu’ils reçurent des Messagers qui les avertirent et les informèrent. Certains savants sont d’avis que les djinns ont reçu des Messagers parmi leur communauté et d’autres pensent que les Messagers des humains sont également ceux des djinns. Quoi qu’il en soit, le Coran nous informe que Muhammed fut le Messager des humains et des djinns :

« [Rappelle-toi} lorsque Nous dirigeâmes vers toi un groupe de djinns pour qu’ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent à sa lecture, ils dirent : « Ecoutez attentivement ». Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs et dirent : ô notre peuple, nous venons d’entendre un livre qui a été descendu après Moussa, confirmant ce qui l’a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. Ô notre peuple, répondez au prédicateur d’Allah et croyez en lui: il vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux. Et quiconque ne répond pas au prédicateur d’Allah, ne saura échapper au pouvoir [d’Allah} sur terre. Et il n’aura pas de protecteur en dehors de Lui. Ceux-là sont dans un égarement évident » (Coran 46.29)

La preuve que les mécréants parmi eux seront châtiés en Enfer, c’est ce qu’Allah dit : « Nous avons destiné beaucoup de djinns et d’humains pour l’Enfer » (Coran 7.179)

Certains se demandent : Comment le feu peut-il leur faire mal, alors qu’ils en sont créés ? L’origine de leur création est certes le feu, mais, une fois créés, ils ne sont plus de cette matière. Tout comme l’être humain qui a été créé à partir de l’argile et qui, une fois qu’il existe, est différent de l’argile. Malgré tout, si on frappe quelqu’un avec une boule d’argile, cela lui fera mal, tout comme, si on l’enterre dans l’argile, il étouffera et mourra : alors, les djinns, aussi, peuvent souffrir par le feu.

Et la preuve que les croyants parmi eux entreront au Paradis, c’est : « Et pour celui qui aura craint de comparaître devant son Seigneur, il y aura deux jardins. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur, [vous, humains et djinns] niez-vous ? » (Coran 55.46)

Jabir Ibn Abdallah rapporte : le Messager est venu voir un jour ses Compagnons et leur a récité la sourate Rahmane, du début jusqu’à la fin. Il les vit se taire et leur dit : « Pourquoi vous vous taisez ? Et pourtant, j’ai lu cette sourate aux djinns, la nuit (où il a reçu une délégation) des djinns, et ils étaient mieux que vous, plus reconnaissants : car à chaque fois que je disais [du Coran] : « Lequel des bienfaits de Votre Seigneur niez-vous ? » , les djinns répondaient en choeur : « Nous ne nions rien de Tes bienfaits, Notre Seigneur ; louange à Toi » » (Tirmidhi, El-Hakim, Bayhaqi)

Percy Fawcett – La cite perdue de Z

Percy Fawcett – La cite perdue de Z

Nombreux furent ceux qui présentèrent l’Amérique du Sud et plus Percy Fawcett : La cite perdue de Zparticulièrement le Brésil comme terre d’accueil des Atlantes, ce peuple mythique décrit par l’historien grec Hérodote au cinquième siècle avant Jésus-Christ.

En 1858, le géographe Snider-Pellegrini prétendit avoir identifié l’Atlantide dans certaines étendues du subcontinent. L’atlantologue anglais Harold T. Wilkins, passionné par les mystères du continent sud-américain, publia deux livres sur le sujet dans les années 40 et suggéra la présence au Brésil de reliques d’une civilisation antérieure très avancée, qui seraient en fait les restes de « vraies » colonies Atlantes. Le chercheur d’or français Apollinaire Frot déclarait avoir fait des découvertes si extraordinaires au Brésil dans le Mato Grosso qu’il avait peur d’en parler. Il mourut sans les faire connaître au public. Mais un homme ira jusqu’à payer de sa vie cette idée : le célèbre explorateur anglais Percy Harrison Fawcett. Officier supérieur britannique en congé des forces armées de son pays, excellent topographe, Fawcett était un bon connaisseur de l’Amérique du Sud où il avait travaillé, en tant qu’expert international, à la délimitation des frontières de certains états du continent.

Atlantologue érudit à ses heures, le colonel anglais, convaincu de l’existence quelque part au Brésil d’une fabuleuse cité perdue, atteinte au XVIIe siècle par un groupe d’aventurier portugais et décrite dans un manuscrit retrouvé dans les archives de la bibliothèque nationale de Rio de Janeiro, partit à sa recherche. Après une première expédition manquée, Fawcett persévère : il est persuadé de l’existence dans la région d’une cité secrète où auraient vécu les rescapés de l’île mythique. En 1925, il organise une seconde expédition avec l’appui de la Société Royale de Géographie de Londres. Accompagné de son fils, âgé de 23 ans, et d’un ami de ce dernier, Fawcett quitta Rio au début février 1925 ; le 4 mars de la même année, ils étaient à Cuyaba, d’où ils s’enfoncèrent dans l’enfer vert amazonien pour se perdre à tout jamais. Des années durant, on les rechercha, sans résultat. En 1951, l’explorateur brésilien Orlando Vilas Boas réussis à obtenir les aveux d’un chef de tribu des Indiens Kayapos, déjà très vieux, qu’il informa qu’il avait purement et simplement tué à coups de gourdin Fawcett et ses deux compagnons de voyage… Or, peu après la narration de cette fin misérable, voilà qu’un prétendu proche parent, neveu en l’occurrence, fait son apparition pour raconter que le colonel, épargné par le chef indien, avait continué sa route et découvert la mystérieuse « cité de l’or du déluge », ville souterraine sise sous la montagne sacrée de Roncador. Une ville habitée par 100 initiés dont certains vivaient dans des corps éthériques, invisibles et impalpables… Un vrai délire dispensé à qui voulait l’entendre par Timothy Patterson, écrivain ésotériste informer de tout cela par des « canaux » mystérieux que ne pouvaient appréhender de simples « profanes ».

Percy Fawcett : La cite perdue de Z

En 2005, le journaliste new-yorkais David Grann visite un village kalapalo, dans la région du Haut-Xingu, et découvre qu’une tradition orale concernant Fawcett – sans doute l’un des premiers hommes blancs à s’être aventuré dans ce village – s’y perpétue. Selon cette tradition, Fawcett et ses compagnons auraient séjourné dans le village avant de s’enfoncer davantage vers l’est. Les Kalapalos auraient tenté sans succès de les en dissuader, les avertissant qu’ils risquaient d’être tués par les Indiens encore sauvages qui vivaient sur ce territoire. Pendant cinq jours, ils observèrent la fumée des feux de camp de l’explorateur et de son équipe. Puis ces feux disparurent. Selon les Kalapalos, Fawcett et ses amis ont certainement été tués par des Indiens. Curieusement, aucune adaptation au cinéma du mystère Fawcett n’a vu le jour, cependant au cours des années, les romanciers et auteurs de bandes dessinées se sont parfois inspirés des aventures de Fawcett pour créer leurs œuvres. Ainsi, le colonel Percy Fawcett aura été le Ridgewell de Tintin et l’oreille cassée (1937), album dans lequel Tintin fait la connaissance d’un explorateur britannique dans une forêt d’Amérique du Sud. Celui-ci, disparu depuis plus de dix ans et que tout le monde croit mort, est devenu un membre des Arumbayas avec lesquels il vit…

Percy Fawcett : La cite perdue de Z

Bibliographie :

The Lost City of Z: A Tale of Deadly Obsession in the Amazon, David Grann, 2009.

 

Site web : http://www.inmysteriam.fr/

Les Lavandières de Nuit

Les Lavandières de Nuit

Les lavandières de nuit Les Lavandières de la nuit…Ces âmes errantes hantent de nombreuses cultures. La Bretagne, Terre de Légendes, se l’est tout naturellement appropriée. La naissance de cette légende est ancrée dans les lavoirs et fontaines ; près de son voisin l’Ankou, dans le Yeun Ellez (Monts d’Arrée).On raconte que ces lavandières ont été punies jusqu’au jugement dernier. Ces laveuses de vêtements, dans leur avarice, ont voulu économiser leur savon. Ainsi pour laver les vêtements des pauvres, elles préféraient user de cailloux, abîmant ainsi fortement leurs vêtements. Ceci leur valu, lors de leur mort, d’être condamnées à laver indéfiniment des vêtements, lors de nuits sans lune et sans étoiles, dans ces mêmes lavoirs où elles avaient jadis travaillé.Pour se venger, elles interpellent les passants, les entraînant à les aider à essorer et étendre le linge. La seule façon de ne pas finir les membres brisés et étouffés dans les linceuls est de tourner toujours les suaires dans le même sens. Ainsi, la lavandière, voyant que son travail n’en finit pas, se lasse et laisse sa victime libre.On retrouve dans les différentes cultures quelques divergences : elles seraient les lavandières préposées à laver les défunts et leurs vêtements, ne trouvant pas le repos éternel ; ou encore de mauvaises mères condamnées à laver les langes de bébés morts sans avoir été baptisés.

En réalité, deux théories ont été « élaborées » : les bruits perçus
la Les lavandières de nuit nuit seraient dus à des grenouilles très bruyantes. L’autre théorie relève du fait que certaines femmes ne trouvaient autre moment dans la journée pour faire leur lessive et s’y attelaient dès la nuit tombée.Je vous défie tout de même de vous aventurer au lavoir communal si vous y entendez quelques battements de bois lors d’une nuit sombre…D’ailleurs, ce récit recueilli d’un ancien devrait freiner votre témérité…C’est l’histoire de Job Postic…Il y a bien longtemps, Job Postic, la veille du jour des morts, était aller (trop !) boire ; la nuit venue, il se met en chemin ; il rencontre l’Ankou, reçoit plusieurs avertissements, mais continue sa route et croise les lavandières.Dès qu’elles aperçurent le joyeux compagnon, toutes accoururent avec de grands cris en lui présentant leurs suaires et lui criant de les tordre pour en faire sortir l’eau ; » Un petit service ne se refuse pas entre amis, dit il gaiement, mais chacune son tour mes belles lavandières, un homme n’a que deux mains, pour tordre comme pour embrasser « .Il déposa son bâton de marche à terre et pris le bout du drap que lui présentait l’une des mortes, en ayant soin de tordre du même côté qu’elle car il avait appris des anciens que c’était le seul moyen de ne pas être brisé.Mais pendant que le linceul tournait ainsi, d’autres lavandières Les lavandières de nuit entourèrent Job, qui reconnut là sa tante et ses soeurs, sa mère et sa femme. Toutes criaient :  » Mille malheurs à qui laissent brûler les siens dans l’enfer ! Mille malheurs ! »Et elles secouaient leurs cheveux épars, levant leurs battoirs blancs, et criant  » Mille malheurs! »Job sentit ses cheveux se dresser sur sa tête ; dans son trouble, il oublia la précaution prise jusqu’à lors et se mit à tordre de l’autre côté. A l’instant même, le linceul serra ses mains comme un étau, et il tomba broyé par les bras de fer de la lavandière…